Il y a maintenant un mois, Cyril Mokaiesh était sur la scène de la Boule Noire et a présenté une grande partie des titres de son prochain album “Clôture” qui sortira le 20 janvier. Pour cette occasion, le public a répondu présent et la Boule Noire affichait complet.


soyons-desinvoltes-cyril-mokaieshLa dernière fois que j’avais vu Cyril Mokaiesh en concert remontait à presque 2 ans, mais j’en gardais un tel souvenir que j’avais hâte de le revoir sur scène. Les premières notes résonnent et installent immédiatement une atmosphère belle et intimiste. On sent tout de suite le plaisir et la bienveillance de son public venu le retrouver après les quelques mois qu’il a passés loin des salles pour préparer un nouvel album.

De l’écoute attentive des nouveaux titres au partage des choeurs sur ceux que l’on ne peut s’empêcher de fredonner (ou de hurler selon les moments), on passe avec lui de l’émotion fragile à l’énergie débordante. Tout est beau, très beau. Son écriture est ciselée, son interprétation bouleversante et les arrangements leurs donnent une dimension complètement dingue. Dans les nouveaux comme dans les anciens, que de belles choses… soyons-desinvotles-cyril-mokaieshOn voyage avec lui, passant d’Ostende à Buenos Aires. Puis on tombe sur la dure réalité de Novembre à Paris avant d’arriver au titre qui m’a le plus accroché dès les premiers mots.  “C’est quoi c’t’histoire de vie qui défile sans qu’on puisse jamais l’arrêter ? Lui dire Hep hep hep, deux minutes, faut qu’on discute. J’voyais pas les choses comme ça…” Dans les chansons “coups de coeur”, je ne peux pas ne pas citer “32 rue Buffault”.  Magnifique dédicace d’un père à son fils. “32 rue Buffault bien souvent il nous manque les mots pour que l’amour se déploie 8 jours par mois…” Je pourrais vous citer chaque titre chanté ce soir-là, chacun pour une raison différente. Tout y était, il ne manquait rien et rien n’était de trop. Alors je vais plutôt choisir de ne pas t’en dire plus, et de te conseiller d’aller découvrir cet album en live par vous-même, le 28 février à la Maroquinerie.

Pendant toute cette soirée, Cyril Mokaiesh nous a touché, secoué, chamboulé… C’est comme s’il avait joué pendant deux heures à frapper puis protéger nos coeurs. Il a provoqué et été cherché les émotions cachées au fond de nous, tant les plus belles que celles qui nous font peur. On ne sort pas indemne d’un tel concert, mais plus que jamais, on sourit et on avance…