La Passerelle.2 est aujourd’hui un lieu incontournable de la Scène Indépendante. Ouverte depuis à peine 6 mois, situé 52 rue Popincourt dans le 11e arrondissement, ce lieu a été adopté autant par les gens du quartier que par les artistes et les acteurs de la scène indépendante à Paris. Et ce n’est qu’un début !
Rencontre avec Daniel, fondateur de La Passerelle.2 : un révolutionnaire du 21e siècle, passionné et  profondément humain.

« Avec l’ouverture de La Passerelle.2, je suis dans une activité qui correspond tout à fait à ce que je voulais réaliser dans ma vie, y donner du sens. Et c’est ce que je fais. » – Daniel

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Vue d'interieur de La Passerelle.2
Vue de l’intérieur de La Passerelle.2

Soyons – Désinvoltes : Bonjour Daniel, la passerelle.2 c’est quoi ?
Daniel Zanzara : La passerelle [Point] 2, il faut prononcer le « point » ! J’y tiens.
Le point est central et très important. J’ai ouvert ce lieu pour soutenir la scène indépendante, c’est un « point » de rencontre, un « point » convivial, un « point » de musiques différentes et variées.
Je veux soutenir les artistes indépendants car je trouve que ce sont des êtres précieux qu’il faut défendre à tout prix dans la mesure où ils sont à la fois dans un projet de création artistique mais aussi dans leur vie de tous les jours, le rapport entre les deux est très compliqué.
En découvrant petit à petit ce milieu, je me suis rendu compte de la difficulté qu’ont les artistes dans leur développement, donc je veux absolument que ce soit un lieu qui les y aide.

S-D : Comment t’es venue l’envie d’ouvrir ce lieu ?
D.Z : C’est en côtoyant les artistes et en allant les voir sur scène que j’ai réalisé que j’avais envie de passer à l’acte. C’est-à-dire qu’à partir du moment où je les soutenais en achetant leurs disques, en allant les voir en concert, il y avait quelque chose de trop limité dans ce que j’avais envie de leur apporter, dans ce que je voulais réaliser.

S-D : Le choix du 11e arrondissement ?
D.Z : D’abord cet arrondissement, comme l’Est parisien, est un lieu de brassage, avec différents types de population, différentes cultures, il n’y a pas de communautarisme. Je déteste le communautarisme, les « entre sois », les chapelles, etc. J’aime bien quand il y a du brassage, de la mixité…
Le 11e arrondissement est aussi très important pour moi, parce que c’est un lieu identifié pour la musique, pas loin du boulevard voltaire, près du Bataclan, près de salles mythiques et également martyrisées et en même temps comme je veux que La passerelle.2 soit une fenêtre ouverte sur les gens dans le but de créer du lien, je trouvais essentiel, en ces temps terribles, de pouvoir offrir une petite lucarne, une petite luciole.

Daniel à La passerelle.2 café disquaire
Daniel, fondateur de La Passerelle.2

S-D : Comment se passent les relations de voisinage ?
D.Z : Ca se passe bien parce que j’essaye de discuter beaucoup avec les gens du quartier. Je leur expose la finalité du propos qu’ils trouvent en général formidable. Du coup j’entretiens de bonnes relations, notamment avec les gens dans l’immeuble qui viennent régulièrement assister à des showcases.
Découvre les témoignages de José et de Laurine et Baptiste, voisins du lieu à la fin de l’article

S-D : Est-ce que l’ouverture de La Passerelle.2 peut être qualifiée pour toi d’acte révolutionnaire ?
D.Z : Je suis quelqu’un de révolutionnaire. C’est un acte transgressif, quoi qu’il arrive.
Si c’est un acte révolutionnaire, c’est aussi un acte pensé. Souvent les révolutions sont très spontanées et elles s’exercent dans un contexte lié à un déclencheur. Il y a eu des déclencheurs pour moi mais ils se sont manifestés au fil du temps.
C’est un acte révolutionnaire car je suis un homme de gauche et j’ai toujours considéré qu’il fallait bousculer les normes de pensée, les réflexions, essayer de renverser la table. Enfin, Effectivement c’est un acte révolutionnaire, mais pacifique. Je le revendique aussi car dans ce lieu je veux bousculer l’esprit du disquaire en l’ouvrant à autre chose.

Mathilde à La passerelle.2 café disquaire
Aux côtés de Daniel pour vous accueillir c’est Mathilde.

S-D : Tu as ouvert il y a presque 6 mois. Si on fait l’état des lieux aujourd’hui, es-tu satisfait de là où tu en es ?
D.Z : C’est encore fébrile, j’ai beaucoup de questionnements sur la pérennité même du lieu, sur ce que j’ai fait de bien, de mal, comment je peux optimiser au maximum. Je me suis embarqué dans cette histoire tout seul, je n’ai pas de subventions ou d’aides financières, donc je suis obligé de réfléchir beaucoup aux mouvements de trésorerie, aux évolutions…

S-D : La passerelle.2 n’est pas qu’un lieu de concert ou de musique, tu le veux diversifié dans son activité, peux-tu nous en parler ?
D.Z : J’ai écrit un manifeste à l’extérieur de la boutique qui dit haut et fort que la culture est quelque chose d’essentiel dans la vie, c’en est même la quintessence, et je parle ici de culture sous toutes ses formes.
Personnellement j’adore la musique, évidemment je me suis dirigé en premier vers cette forme artistique mais je veux proposer différents arts à l’intérieur de la passerelle.2.
Je veux proposer de la littérature, de la photo, de la peinture, des expositions. J’y défends l’indépendance artistique dans sa globalité pour donner un vrai sens à ce que je fais.

S-D : Tu allais voir beaucoup de concerts avant l’ouverture de La passerelle.2, aujourd’hui ce sont les artistes qui viennent faire des concerts chez toi. Est-ce que ça a changé ton regard sur la création indépendante ?
D.Z : Il est notamment plus fort, car il y a eu de vraies rencontres.
Je me suis rendu compte que les artistes sont dans une sorte d’isolement, non seulement dans leur création mais aussi dans le fait qu’en concert, il y a l’artiste d’un côté et le public de l’autre. Du coup il n’y a pas forcément de rencontre, sauf dans les petits lieux. L’espace que j’ai créé est un espace de connexion entre les artistes et le public, et il s’y passe des choses très fortes dans ce sens. Et les artistes en avaient vraiment besoin, de cette chaleur humaine là. Finalement je m’aperçois qu’il y avait une urgence à ouvrir un lieu pareil, pour répondre à un manque.

S-D : Est-ce que ça a modifié ta relation avec les artistes ?
D.Z : Beaucoup sont devenus des amis, ce qui était déjà un peu le cas avant, mais en ouvrant mon cœur pour les autres j’ai eu un beau retour d’amitié avec pas mal d’artistes. Ce qui existait déjà avant s’est multiplié.

showcase la passerelle.2 dom colmé
Les Showcases de La Passerelle.2, ici Dom Colmé

S-D : J’imagine que tu es sollicité par nombre d’artistes à l’heure actuelle. Si aujourd’hui je suis un artiste indépendant et que je ne connais pas encore La Passerelle.2, comment pouvons-nous faire connaissance ?
D.Z : Il faut venir, j’aime le contact. Je reçois beaucoup de mails, d’artistes qui veulent venir jouer ou avoir leur disque vendu à la passerelle, et je leur réponds à tous de venir.
La première rencontre pour moi est importante car du coup je vois la personne, je peux l’identifier, on peut discuter sur son projet, comment il ou elle aborde la musique. Pour moi c’est très important cet échange. On ne vient pas juste faire un concert à la passerelle, ça ne m’intéresserait pas ! C’est une vraie rencontre.

S-D : Est-ce que tu penses qu’aujourd’hui il y a des choses qui manquent dans la diversité des styles à la passerelle ?
D.Z : J’essaie d’équilibrer les familles musicales. J’aimerais avoir un peu plus de Rock. Beaucoup d’artistes de chanson sont arrivés à La Passerelle.2 qui maintenant est identifiée auprès de ce réseau, mais du coup il y a beaucoup de chanson. Je suis content par exemple d’avoir rencontré quelqu’un, hier, qui est dans le Blues et qui a envie de venir à La passerelle.2. Je lui ai dit oui avec grand plaisir. Il manque encore un peu de diversité, j’aimerais également avoir des artistes dans le Jazz par exemple ou dans la musique Baroque que j’apprécie particulièrement.

S-D : Et en dehors de la musique ?
D.Z : La problématique actuelle est de composer avec l’espace du lieu. Il y a une histoire d’espace, il faut que je réfléchisse en fonction de ça. En même temps comme je veux que ce soit un lieu hybride, je ne peux pas encombrer l’espace de trop de supports (livres, disques…) car j’ai envie que ce lieu reste modulable et lorsqu’il y a des showcases ou des dédicaces de livres, j’ai besoin qu’il reste de l’espace. Donc je ne peux pas vraiment démultiplier beaucoup les arts accueillis, par rapport à la boutique. Par contre au niveau des livres, de plus en plus d’écrivains passent à la passerelle et donc je commence à diversifier de ce côté là, pour que les gens aient plus de choix.

S-D : Quelle est ta position par rapport à l’évolution du marché du disque ?
D.Z : Je dresse le constat effectivement que l’industrie du disque n’est pas au mieux. Mais je suis quelqu’un qui espère dans le changement. Je ne dirais pas que les choses sont finies et terminées car je ne suis pas fataliste, et finalement tout ce qui procurait du bonheur aux gens, dans les années 70, d’avoir des disques en main, des supports, je pense que ce sont des choses qui reviennent, comme le vinyle revient par exemple. Après il faut s’attacher à comment mettre en valeur ces supports, comment redonner le goût aux gens de se dire « tiens, j’ai un objet ». C’est sûr que le CD le propose mal voire pas du tout.
On sent donc que de plus en plus de gens reviennent au vinyle. Je pense que les gens vont continuer d’utiliser internet bien sûr et c’est tout à fait normal, c’est un accès gratuit, on peut découvrir plus de choses… Mais je pense qu’il est possible de revenir au goût d’avoir un beau support. On a un travail important en tant que disquaire, qui est de redonner le goût aux gens d’avoir cet objet en main, ce qui n’est plus fait par les grosses enseignes qui vendent des disques comme on vend des aspirateurs. Un disque en lui-même ne procure rien, sauf si on en parle ! Ce n’est pas un objet ménager…
C’est donc le travail d’un lieu comme le mien. Mais je pense que tous les disquaires indépendants ont cette passion des artistes, de faire découvrir des niches, des choses intéressantes, des alternatives.

S-D : Est-ce que tu penses qu’il va faut être exigeant dans ce que les artistes indépendants proposent ?
D.Z : Oui, bien sûr, parce que l’artiste doit répondre aussi au besoin du public et ce public devient de plus en plus exigeant, et c’est normal.
Donc c’est aussi aux artistes de trouver une manière d’attirer ce public éventuel sur sa production artistique. Ça passe par la qualité de la production du disque mais pas seulement. Ça passe aussi par l’originalité du propos d’un artiste, souvent c’est ce que réclament les gens qui viennent à la boutique : « Qu’est-ce que vous avez d’original ? qu’est-ce que je ne connais pas ? … » Ils ont besoin d’être guidés et ils veulent de la nouveauté.

Soyons désinvoltes café disquaire La passerelle.2
Le manifeste en devanture de La Passerelle.2

S-D : J’ai eu l’occasion d’assister à une réunion entre « pro » du secteur indépendant la semaine dernière. Il n’y a pas que des artistes qui viennent, il y a un peu tous les acteurs de la scène indépendante ?
D.Z : C’est un point de rencontre effectivement, donc j’essaie d’offrir des connexions et des synergies entre les gens. Tout ce qui peut avoir de l’intérêt pour le développement des artistes, j’essaie de le mettre en place. Il y a régulièrement des réunions qui se passent à La Passerelle.2 entre les différents acteurs du développement artistique. Ce lieu se veut collectif et il s’y passe de belles rencontres.
J’en suis le premier honoré car on me fait confiance. La plus belle des réussites à l’heure actuelle, c’est que le lieu soit identifié comme un endroit où on peut organiser des réunions, des rencontres, on peut parler, on peut parler de choses… je veux aussi que ce lieu serve à donner la parole aux gens. Je trouve ça très important.

S-D : Tu as pris la décision d’être bienveillant par rapport aux artistes en ouvrant ce lieu pour les aider. Comment les artistes peuvent-ils te rendre la pareille ?
D.Z : Il y a une bienveillance réciproque avec les artistes. Ils aiment parler de la passerelle et quand ils en parlent c’est avec bienveillance, donc ça, c’est quelque chose qui me touche vraiment.
Après les artistes ne sont pas forcément les meilleurs vendeurs de leur propre projet.
Si la plupart ont le réflexe de dire que leur disque est en vente à La Passerelle.2, tous n’y pensent pas. Et la partie disquaire du lieu n’échappe pas au climat actuel de la vente de disque, c’est difficile. Ça pourrait être une aide pour mieux identifier la partie disquaire du lieu que les artistes en parlent.
J’ai voulu vraiment mettre en avant cette activité car c’est le but de l’ouverture de La Passerelle.2 que de vendre la production des artistes. J’ai pour ça créé une « portée », j’appelle ça « la portée imaginaire » sur laquelle sont posés les disques des artistes, et c’est la première chose qu’on voit en rentrant. Au début on se dit qu’on ne connaît pas ces artistes et après on part en voyage en les découvrant, d’où la « portée imaginaire ».
Et puis les artistes sont vraiment identifiés dans le lieu, je ne veux pas en faire un bar, je veux avant tout qu’on voit les artistes présentés à La Passerelle.2, et après on va commander un verre et on s’assoie dans un canapé. Mais en premier je veux qu’on voit le sens même du lieu qui est l’exposition, la mise en avant des artistes. C’est une volonté forte.

la passerelle.2 la "portée imaginaire"
Les disques à l’entrée de la Passerelle.2 – La « portée imaginaire » de Daniel.

S-D : La passerelle.2 devient un centre névralgique de la culture indépendante parisienne, à la fois dans les rapports humains, dans la réflexion sur ce milieu qui peut s’y tenir, et par les échanges qu’il permet entre les artistes et le public. Comment tu vois l’évolution de ton lieu ?
Ma grosse problématique c’est comment j’arrive à gérer un agenda d’événements. Je veux que ce lieu soit pérenne et je veux que ce lieu soit ouvert à tout le monde. Donc la difficulté c’est comment gérer un agenda avec des événements forts, qui attirent beaucoup de monde et comment je peux ouvrir à des artistes qui n’ont pas beaucoup de visibilité, pour rester dans la découverte. Donc il faut que j’arrive à satisfaire la demande croissante tout en conservant la qualité des événements de La passerelle.2.
La difficulté c’est qu’aujourd’hui beaucoup d’artistes veulent venir faire un showcase ou avoir leur disque en vente et que je suis obligé de refuser des projets.
Quand je sens que je n’adhère pas au projet je ne peux pas le défendre. Pour mettre en lumière l’indépendance il faut être exigent. C’est un des traits de ma personnalité. Je suis quelqu’un de rêveur mais en même temps j’ai les pieds sur terre. Je pense qu’on peut réaliser ses rêves parce que les choses sont sécurisées.

la passerelle.2 livres
A La Passerelle.2 il y a des livres en vente également.

S-D : Les dernières nouvelles concernant plusieurs lieux parisiens du milieu indé. laissent entrevoir une situation difficile : Le limonaire, le Zic-Zinc, le centre de la chanson… Quel est ton ressenti par rapport à ça ?
D.Z : Ca m’alerte ! Et doublement, car souvent les projets qui sont magnifiques sont aussi éphémères. Donc il y a à réfléchir sur le caractère éphémère des choses. Qu’est-ce qui fait qu’à un moment ça s’arrête ? Il y a tout un travail d’anticipation que je fais en ce moment par rapport à ça.
Je trouve en revanche, catastrophique que ces lieux ferment. Ils sont une mémoire, une aide pour les artistes. Je ne comprends pas que les services publics ne prennent pas le taureau par les cornes et aident au financement, ou réfléchissent à des solutions pour améliorer les choses, préserver ces lieux. On se dit que parce que les structures sont petites, on s’en fout ! On préfèrera privilégier des lieux immenses, très « bankable », qui ont pignon sur rue, qui amènent plein d’argent, plein de public, plein de médias et de publicité, et les lieux alternatifs qui sont à l’inverse de ça mais qui sont au cœur des villes, des quartiers, on y fait pas gaffe. On n’y fait pas attention.
On ne pense pas que la culture se fait de proche en proche. On pense que la culture est globale alors que la culture, elle se fait parce qu’il y a des petits endroits, parce que les gens se rencontrent, et ça pour moi c’est très important. Donc je trouve que c’est un gâchis !

S-D : Tu as ouvert un « disquaire-café » ! On a vu qu’un café pour toi ce n’est pas un Bar. Est-ce qu’on peut dire que justement dans ce mot « café », il y a l’esprit des cafés de quartiers où on se retrouvait pour parler, refaire le monde, et qui ferment les uns après les autres ?
D.Z : C’est l’idée ! Je tiens énormément à la vie de quartier et au fait que le lieu y participe. Et l’important pour moi c’est aussi de passer du temps avec les gens. J’ai un rapport au temps qui est très important. Au temps et à l’espace.
Au temps car j’ai envie que les gens puissent se poser, prendre le temps car c’est là qu’on réfléchit et qu’on s’ouvre aux gens.
Et l’espace c’est aussi parce que je travaille sur le cycle court pour les artistes. J’ai aucune attirance pour soutenir des indépendants anglo-saxons par exemple, ça ne m’intéresse pas, je préfère travailler avec des artistes qui sont d’ici, géographiquement j’entends, pas forcément d’origine française. Ils peuvent être maliens, portugais, basques, je m’en fous de ça… ce n’est pas le problème ! Il faut géographiquement qu’ils puissent être accessibles.
Autre chose, je défends la langue française, dans le sens où c’est une langue multiculturelle. Pour moi, l’essentiel n’est pas que les artistes chantent en français, l’essentiel c’est qu’ils soient d’ici, qu’il puisse y avoir rencontre éventuelle. (NDLR : D’ailleurs de nombreux artistes viennent à La Passerelle.2 en tant que public. C’est ça aussi La Passerelle.2 !)
J’ai été baigné dans l’esprit des années 60, de Waroll, du velvet Underground, des Hippies de Californie, de tout ça et c’est un esprit que je préserve.

La passerelle.2, c’est une « maison bleue » !

S-D : Merci Daniel et longue vie à La Passerelle[Point]2 !

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Foncez donc au 52 rue Popincourt, à La Passerelle.2, découvrir des artistes, rencontrer Daniel et son amour pour les artistes de la scène indépendante !

La Passerelle.2 
52 rue Popincourt
75011 Paris
T : 06 16 35 26 14

Facebook : https://www.facebook.com/lapasserelle.2/

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Nous avons croisé des voisins venus pour voir le concert ce soir là, on leur a demandé de nous dire un petit mot !

José

José à La passerelle.2 café disquaire
José, voisin de La Passerelle.2

« C’est un lieu qui re-motive tout le quartier, qui permet de s’installer pour travailler l’après midi, voir des concerts, découvrir des artistes, des ambiances musicales, rencontrer des gens, retrouver de la vie dans le quartier qui commençait à mourir avec ces boutiques fermées la nuit et le week-end. C’est un lieu de vie, un lieu de plaisir, par exemple aujourd’hui j’ai pu discuter avec un étudiant américain qui est aux beaux arts. Dans ce lieu on partage la même envie de pouvoir discuter sans attention particulière, sans calcul. »

Laurine et Baptiste

Laurine et Baptiste à La passerelle.2 café disquaire
Laurine et Baptiste voisins de La Passerelle.2

« Pour moi c’est la découverte et comme le nom l’indique c’est créateur de lien.
C’est le moyen de découvrir les arts, que ce soit la musique, l’écriture, la sensibilité d’une manière générale.
Pour nous, dans le quartier, c’est un lieu convivial qui nous permet de nous changer les idées, de décompresser, à 2 pas de chez nous.
Ce qui est bien c’est qu’on peut venir sur un coup de tête découvrir des artistes, on a rencontré des voisins, qui nous ont donné des bons plans : la bonne boulangerie du coin, voilà c’est un lieu d’échange avec les artistes mais aussi avec les quelques voisins qu’on a rencontré ici ! »