L’aventure, le 7ème album de Da Silva est sorti fin mars. Quatre ans après son précédent album, celui-ci est certainement le plus exigeant et authentique de son répertoire. Un disque riche de couleurs, de vécu et d’envie de vivre.

Crédit photo : Julien Mignot

Da Silva raconte des morceaux de vie sans aucun filtre. Des rencontres, des histoires, des doutes, des certitudes, des humeurs, des blessures, mais surtout et toujours l’envie de vivre toutes les aventures qui se présentent sur la route. Dans cet album, 12 titres d’énergies et d’atmosphères différentes. Dès le 1er titre « La seule personne », des cordes et des cuivres rencontrent de l’électro et annoncent la diversité des sons que l’on rencontrera tout au long du disque. En abordant des thèmes et des sentiments complexes avec sensibilité, Da Silva touche. « Sourire », est le premier titre qui m’a touché dès la première écoute. « Sourire pour éviter de perdre / de perdre la face et le nord / sourire pour être à la hauteur / dans les vagues et dans l’effort / sourire pour éviter de mordre / de mordre la poussière / sourire pour être présentable / le jour de la défaite… »

Les mots de plume fine et aiguisée de Da Silva viennent selon les titres se déposer délicatement ou frapper. La musique plonge dans une atmosphère à la fois profonde et lumineuse. À chaque morceau, c’est une histoire qui se dessine sous nos yeux tant on y est plongé autant par les mots que par la musique. Malgré la profondeur des thèmes abordés, ce disque dégage une énergie positive évidente et apaisante. On sent un artiste qui s’assume complètement et s’ouvre en livrant des sentiments plus intimes. Artiste insatiable, Da Silva explore, découvre, collabore, construit… Toujours en mouvement, allant là où son instinct le mène, il présente aujourd’hui un album dans lequel on le découvre plus libre. Da Silva dévoile de nouvelles couleurs sur sa palette de talents, et le résultat est au rendez-vous.

« Puisque la vie s’affale au contre la montre / Puisqu’il n’y a rien que dalle qui résiste avec le temps / Je préfère l’aventure à tous les grands discours / Les points de suspension, les allers sans retour / Je marche comme l’on crève puisque tout meurt d’ennui / Je refuse de choisir, je ne compte pas je vis / Pas de quoi en faire un drame, je respire à pleins poumons / Les victoires, les défaites, je préfère l’aventure… »