« Celui qui aboie », 5ème album de Soan est sorti le 26 mai. Un album acoustique et sans esbroufe qui laisse place à l’essentiel, l’authenticité et le talent de l’artiste.

Le disque à peine mit dans la sono, le premier titre commence et il ne suffira que de quelques mots accompagnés de quelques notes pour savoir que cet album mérite une attention particulière. Soan, je ne le connais pas vraiment. Je n’en sais que ce que j’ai vaguement entendu dire. Alors je découvre, sans idée ou à priori sur son univers. “Ces lumières” ouvre magnifiquement cet album. Tout y est, l’intensité, la douceur, la rage, et les silences… Tant de choses que l’on retrouvera dans chaque titre, accompagnées de différentes couleurs qui viennent se poser ici et là au fil de ses maux. D’une atmosphère fragile et touchante on peut bascule vers une énergie lumineuse en un instant. D’une sensation de colère ou d’urgence, on peut se retrouver plongé en une fraction de seconde dans une bulle d’apaisement. Soan joue avec les émotions, les provoque puis les emmène là où il veut. En français comme en anglais, tout est juste. Il y a ce qu’il faut là où il faut. Des textes forts et finement écrits, mais sans en faire des tonnes. De la musique qui raconte et qui porte, mais sans fioritures. Le juste équilibre qui laisse de la place à chaque mot et à chaque note. Malgré des blessures profondes que portent la majorité des chansons comme “Même loin”: “Même loin / J’ai senti ton cœur battre / Et l’envie d’me débattre / Est repartie avec lui / Même loin / J’ai senti ton cœur battre et l’envie d’me finir / A présent me convoite…”, l’énergie dégagée par cet album est profondément positive. Il n’est pas question ici d’un artiste “maudit” qui se plaint, mais bien d’un artiste pour qui il est “vital” de poser des mots et des mélodies sur son chemin, pour les partager avec qui le veut, et avancer à travers ça. Un album qui ne peut que donner envie d’aller découvrir Soan sur scène. Il sera en concert au Trabendo à Paris le 30 septembre.