Dimanche 15 octobre, Gauvain Sers était sur la scène de la salle de spectacle de Conches-en-Ouche.

Après avoir fait les premières partie de toute la tournée de Renaud, le jeune chanteur Creusois n’arrête pas et après avoir sorti son 1er album en juin, il est maintenant sur les routes de sa propre tournée.

La première partie de ce concert a été assurée par Govrache. C’est un artiste que dont j’avais déjà croisé la route quelques fois à Paris, mais je dois bien avouer que sa prestation du jour m’a particulièrement bluffé ! Quelle évolution ! Je vais donc ne pas en dire plus pour aujourd’hui, et prendre le temps de vous en parler plus précisément dans quelques jours.

Gauvain, je me rappelle encore la première fois que je l’ai vu en concert. C’était bien avant qu’il soit sous le feu des projecteurs, dans un petit lieu où nous sommes beaucoup à avoir pleins de souvenirs… Le Limonaire. Ce soir là, je suis repartie avec la sensation d’avoir vu le film de chaque chanson défiler sous mes yeux, et ça m’avait touché. Alors en allant au concert le week-end dernier, je me demandais un peu comment ça allait se passer. Une grosse tournée, un grand label, des belles salles, un album disque d’or en à peine deux mois, un clip qui a dépassé les 1 500 000 vues, etc. On ne va pas se mentir, on sait que ça en a changé des artistes… Mais dimanche, sur cette scène, j’ai revu le même Gauvain. Égal à lui même, toujours aussi généreux et touchant. Et encore une fois, j’ai eu cette sensation de voir se dessiner sous mes yeux le film de ce qu’il chante. Et encore une fois, il m’a touchée.

Comme depuis plusieurs mois, Gauvain était accompagné à la guitare par le talentueux Martial Bort qui apporte de bien belles couleurs ici et là. La complicité des deux artistes est évidente et dégage une très belle énergie. L’atmosphère était à la fois participative et attentive, avec un côté si intimiste qu’on en oubliait presque qu’on était quand même 215 dans la salle ! Le public multigénérationnel passe un bon moment, des sourires sont imprimés sur les visages, certains chantent, d’autres se laissent porter la musique. Chacun vit le concert à sa façon, mais chacun reçoit la belle énergie et les messages de Gauvain. Je garde un souvenir particulier de “dans le ventre du bus 96” qui pour moi a pris toute sa dimension en live, et de « Mon fils est parti au djihad » pour son intensité. Il y a eu pleins de jolis moments et de belles chansons, des anciennes et des nouvelles, des profondes et des légères, des touchantes et des prometteuses. Et maintenant, si vous voulez en savoir plus, ne compter pas sur moi. Vous n’avez qu’à aller le voir sur scène, parce que c’est là que la musique se partage le mieux et qu’il se passe les plus belles choses.

La route est longue pour qu’un artiste puisse rencontrer son public. Alors quand ça arrive, et qu’en plus il garde l’authenticité et les valeurs qui faisaient qu’on l’appréciait, on ne peut qu’être content pour lui et pour tous ceux à qui cela permet de découvrir un artiste de talent à qui il manquait juste la visibilité lui permettant de présenter ses chansons à un plus grand nombres de personnes.