Le Top 20 de Mister Février !

On a tous des artistes, des albums, des chansons et des concerts qui nous ont particulièrement marqué. Aujourd’hui, on vous livre le Top 20 de Thomas Février alias Mister Février (auteur, compositeur, interprète) !

Nick Cave & The Bad Seeds – Olympia (2001)

Un des plus beaux concerts de ma vie. Nick Cave à l’Olympia lors de la tournée de l’album “No more shall we part”. Une énergie époustouflante, Nick Cave en véritable “preacher” accompagné pour la dernière fois pas Blixa Bargeld. Une émotion intense, inoubliable.

Elton John – Concert Vincennes
La première “révélation Live” de ma vie. J’étais ado. Ce mec m’a tout simplement donné envie de monter sur scène, d’écrire des mélodies et de donner. Jamais je n’ai vu qqn d’aussi généreux en concert. Un premier bouleversement dans ma vie musicale.

Tindersticks – La Cigale (2005)
J’avais vu le groupe sur scène au Grand Rex et avais ressenti une certaine déception. Cette fois là, à la Cigale, juste après la sortie de la BO de “Trouble Every Day”, film de Claire Denis,  j’ai ressenti la plus belle des vibrations. Le groupe était entouré d’un orchestre de chambre. Entre sobriété et implosion, les titres ont défilé dans un mélange de sobriété et d’émotion. Une connexion intense.

Lee Hazlewood – Le Trianon (2008)
Un des derniers concerts de cette légende des années 60. Depuis longtemps, j’écoutais ses albums. J’étais fan de sa voie et du lyrisme de ses arrangements. Sur scène, un moment unique : Hazlewood nous explique qu’il va reprendre une chanson très connue, simplement parce que le type qui la chantait n’a jamais compris la teneur du titre. Et le voilà parti sur une version très, très sensuelle et langoureuse de “Whole lotta shakin’ going on”, tube du rock’n roll crée par Jerry Lee Lewis.

Scott Walker sings Jacques Brel
Après avoir écouté en boucle le célèbre “Scott 4”, je découvre cette compilation de reprises de Brel par le chanteur. Seul Scott Walker peut reprendre Brel aussi génialement. Une adaptation parfois grandiloquente, à grand renfort d’orchestre symphonique, mais une interprétation toujours sur le fil, sentie et bouleversante.

Jacques Brel – Olympia – Chez Ces Gens Là
Je viens d’une culture essentiellement anglo saxonne et rock. Mes parents écoutaient Brel. Je n’y prenais pas garde. Un jour, seul dans mon appartement, je tombe sur le concert de Brel à l’Olympia, cela devait être en 66. Jamais encore je n’avais vu un tel interprète, un véritable rocker. Même en vidéo, le concert était intense, fort d’une énergie que je n’ai pas revue depuis, à part peut-être chez Nick Cave.

 

PJ Harvey – Rock En Scène
Après un concert trop long et assourdissant de Beck, une de mes plus grandes déceptions, arrive sur scène PJ Harvey, accompagnée de Mick Harvey et de son batteur. 45 mn fantastiques, viscérales. Un des plus beaux lives auxquels j’ai eu la chance d’assister.

Bertrand Burgalat et l’A.S. Dragon au Trabendo
Superbe souvenir. J’ai toujours aimé l’esthétique de Burgalat. Cette soirée était composée d’invités tels qu’April March, Count Indigo ou Katerine. Bertrand jouait au naïf frenchy sisties, mais était terriblement sincère. Un beau concert.

Paul McCartney – Liverpool (2002)
Voir Macca dans sa ville natale. J’ai fait le voyage. La ville entière attendait son retour. Une ambiance unique. Un public anglais très différent du public françaks. Moins de cérémonie, l’impression que la musique fait partie de la vie de tous les jours. Un souvenir vibrant sur “The Long and Winding Road”, une des chansons de ma vie.

Credence Clearwater Revival – Album Cosmo’s Factory
Ma mère écoutait Credence. “The Big Lebowski” a fini de me convaincre. Cosmo’s factory a représenté ma transition entre mélodie et vrai rock. Quelques années plus tard, j’étais Roadie pour la tournée de John Fogerty.

The Beatles – Abbey Road & White Album
Evidemment. Mon père était fan d’Abbey Road, il l’écoutait en boucle sur sa platine vynile. J’ai hérité de cette passion. L’album blanc est pour moi une révolution musicale. L’introduction à plus d’une décennie de musique.

Led Zeppelin – Baby I’m gonna leave you
Mon premier grand amour m’a quitté sur Led Zeppelin. Quelques années plus tard,  ma meilleure amie me parlait longuement de ruptures en écoutant “baby I’m gonna leave you”. C’est le titre de toute une partie de ma vie.

Nino and Radiah – Le Sud
Un album de Nino Ferrer en anglais, enregistré avec Radiah, sa femme. Un album très psyché aux tendances Pink Floyd. Un bijou. Mon oncle l’avait en vinyle.

Tony Hatch & Jackie Trent – Gotta Get Away – BO The Persuaders
LA chanson de la rencontre de Bret Sainclair et de Dany Wilde, les deux protagonistes d’amicalement vôtre. Enfant, je me disais que lorsque je saurai conduire, je prendrai la route et mettrai cette chanson à fond dans l’autoradio.

Le Crépuscule des Dieux – La Mort de Siegfried
Un des moments les plus puissants de la Tétralogie. Une mort lorsque gronde l’orage. J’ai eu la chance de le voir mis en scène plusieurs fois. Je pleure à chaque fois.

Simon & Garfunkel – The Bridge over Troubled Water (live Central Park 1980)
Un des tous premiers morceaux que j’ai repris d’oreille. C’était ma prof de musique, en 6ème, qui avait eu la mauvaise idée de nous la faire apprendre à la flûte à bec. J’ai préféré la jouer au piano et la chanter. Une des plus belles chansons jamais écrites.

Just The way you Look Tonight – Extrait de Peter’s Friends
Dans une scène de ce film de Keneth Brannagh, un de mes films préférés, 5 amis qui ne se sont pas vus depuis 20 ans se retrouvent autour du piano et chantent ce tube crée par Sinatra. C’est cette version que j’aime, celle du film. Lors de mon mariage, j’ai repris le titre en demandant à tous nos amis de nous rejoindre et de chanter avec nous.

B.O de M.A.S.H. – Suicide Is Painless
Un titre très drôle et très cynique pour un film décalé de Robert Altman. C’est une chanson qui me lie à ma mère, qui me parlait de cette chanson depuis ma plus tendre enfance. Un soir, sur scène, je lui ai fait la surprise de le reprendre.

Hugh Laurie – Grand Rex
On a toujours un petit sourire en coin lorsque l’on nous dit qu’un acteur chante. Au grand Rex, Hugh Laurie a totalement démoli ce préjugé. C’est un véritable musicien que j’ai vu ce soir là.

Einstürzende Neubauten – Le Bataclan – 2002 –Tournée Silence is Sexy
La présence de Blixa Bargeld, son sex appeal, la justesse de la violence instrumentale, des silences à chaque fois justes… Un concert extrêmement puissant.

La playlist sur Deezer:

Bonne écoute, et à bientôt pour un nouveau Top 20 !