Hugo Barriol est auteur, compositeur et interprète. Musicien du métro pendant plusieurs années, il a remporté un Métro Music Awards en 2016, puis a sorti un EP en 2017 et prépare actuellement son 1er album. Nous l’avons rencontré il y a quelques jours pour parler de son parcours et de ses projets. 


Soyons désinvoltes: Quel est ton premier souvenir de musique ?

Hugo Barriol: Mon père joue de la guitare, il avait un groupe de musique. Donc c’est la musique de mon père qui répétait dans la cave chez mes grands-parents. Ils avaient tous un job, et faisaient de la musique et des scènes à côté pour se faire plaisir.

Soyons désinvoltes: Quand as-tu commencé la musique ?
Hugo Barriol: Quand j’ai commencé à jouer, c’était sur la batterie du groupe de mon père qui était constamment là-bas. C’est plus facile quand tu veux jouer d’un instrument de prendre les baguettes et de taper sur les tomes. J’ai beaucoup joué tout seul. Dès fois je jouais avec mon père et je me disais que ça serait bien quand je saurais vraiment jouer, de jouer dans le groupe à la place du batteur. Ça n’est jamais arrivé. À 12 ans, quand je suis arrivé au collège, on nous a demandés où on se voyait quand on aurait 20 ans. J’avais écrit que j’aimerais bien être dans un groupe de musique.

Soyons désinvoltes: Tu as appris la batterie tout seul ?
Hugo Barriol: Oui. Ma famille a essayé de me mettre dans des cours, mais dès le début j’avais été assez clair sur le fait que je ne voulais pas forcément faire du solfège mais juste jouer. Le premier cours qu’on m’a donné on a commencé à me parler de solfège, donc j’ai arrêté. Après j’ai essayé de prendre des cours pendant quelques mois avec quelqu’un avec qui on ne faisait que jouer, mais je n’étais pas très bosseur.

Soyons désinvoltes: À cette époque-là, tu écoutes quoi comme musique ?
Hugo Barriol: En fait, bizarrement je n’écoute pas beaucoup de musique à cette époque-là. Un peu plus tard, à 13-14 ans, j’ai commencé à écouter des groupes américains comme Blink, 71. J’écoutais un peu tout ce qui passait. Chez moi il y avait du Louise Attaque, du Mickael Jackson, du Céline Dion, etc. Pleins de musique.

Soyons désinvoltes: Tu t’es dit que tu pourrais en faire un métier ?
Hugo Barriol: Je ne me suis jamais dit que ça pourrait être un métier. Je ne me suis jamais trop projeté. Quand j’ai déménagé à Lyon à 18 ans,j’ai rencontré des musiciens avec qui j’ai monté un groupe que là j’ai commencé à créer et à écrire des chansons. Là j’ai commencé à prendre le truc un peu au sérieux et a essayé de faire avancer les choses parce que j’en avais vraiment envie.

Soyons désinvoltes: Qu’est ce qui a déclenché l’envie de passer de faire des reprises à créer et professionnaliser la démarche ?
Hugo Barriol: J’avais des idées de trucs que je voulais essayer depuis quelques années, du théâtre, du cinéma, chanter. Quand je suis parti en voyage en Angleterre à 19 ans avec le guitariste de mon groupe, on était dans une famille en hiver, avec rien à faire, et il y avait une guitare. J’ai commencé à écrire mes premières chansons et à essayer de les chanter. Je m’occupais des paroles, et lui de la guitare.

Soyons désinvoltes: Tes premiers textes étaient déjà en anglais ?
Hugo Barriol: Oui. Ça c’est fait naturellement comme ça. Je ne me suis pas posé la question. Musicalement je trouvais que ça sonnait mieux. Peut-être aussi sans trop en avoir conscience, parce que c’est plus facile de partager des trucs un peu personnels et touchant dans une autre langue.

Soyons désinvoltes: Et la guitare, tu t’y mets à quel moment ?
Hugo Barriol: Quand je reviens à Lyon après ce voyage, le groupe s’arrête et donc on se met vraiment dans la création de ce qu’on a commencé en Angleterre. On fait des concerts et on continue d’écrire des chansons. On essaie, mais il ne se passe pas grand-chose. Je commence à m’embêter un peu à Lyon. J’ai fini mes études, je m’étais inscrit à la fac mais je ne savais pas trop. Je me dis que c’est peut-être le moment de bouger à Paris et de faire autre chose. Quand j’ai déménagé, mon pote guitariste est resté à Lyon, donc je me suis mis à la guitare pour pouvoir continuer. Ça a été long parce que je ne travaillais pas régulièrement.

Soyons désinvoltes: À Paris, tu as commencé à faire des concerts rapidement ?
Hugo Barriol: Ça a mis du temps. Je jouais avec mes potes. Et comme je faisais du théâtre, j’essayais d’amener la guitare sur des trucs qu’on faisait. J’ai fait un petit concert dans un bar, puis j’ai un peu laissé tomber parce que je ne savais pas trop quoi faire. J’ai commencé à faire des Open Mic dans un pub Irlandais à Pigalle mais ça ne donnait rien. Après j’ai commencé à bosser dans la restauration, et ça me prenait beaucoup de temps parce que j’étais presque à 40h par semaine. J’ai rencontré Diego, le musicien qui m’accompagne à la guitare électrique dans ce bar. J’ai commencé avec lui à remettre un peu le pied dedans en me disant qu’ensemble on pourrait faire des trucs. Il savait aussi un peu gérer le logiciel pour enregistrer donc on a pu commencer à mettre mes chansons sur un support et de les faire écouter à droite à gauche. On a fait ça, et ensuite j’ai eu envie de partir.

Soyons désinvoltes: Tu as eu besoin de changer d’air ?
Hugo Barriol: Oui, ça faisait depuis que j’étais à Lyon et que j’avais vu le film « Into the wild », que j’avais envie de partir voyager mais je n’avais jamais eu le courage de partir le faire tout seul. Cette année-là, le pote avec qui j’avais commencé à faire de la musique et qui est un de mes meilleurs amis, avait fini ses études et n’avait rien à faire. Alors je lui ai proposé qu’on parte. C’était en mars, et on a pris nos billets en juillet. En septembre on est donc parti en Australie.

Soyons désinvoltes: Vous êtes partis combien de temps ?
Hugo Barriol: Presque un an.

Soyons désinvoltes: Quels souvenirs gardes-tu de l’Australie ?
Hugo Barriol: C’était super ! Très inattendu. J’ai rencontré pleins de gens super. Après avoir pris le temps de bien profiter du voyage, ça m’a amené à me dire que j’avais vraiment envie d’essayer pour la première fois de vraiment travailler sur mes chansons et d’essayer de tout donner pour faire quelque chose.

Soyons désinvoltes: Donc tu as continué de faire de la musique là-bas.
Hugo Barriol: Oui, j’ai continué de faire de la musique et c’est là-bas que j’ai commencé à jouer dans le métro parce que je ne trouvais pas de boulot. Je me demande comment j’ai fait pour ne pas trouver de boulot, et d’un autre côté, grâce à ça, ça m’a amené à jouer dans le métro et tout ce qui en découle aujourd’hui.

Soyons désinvoltes: Quel est ton premier souvenir de quand tu as joué dans le métro ?
Hugo Barriol: J’habitais à côté de la gare centrale de Sydney. Il y avait un long couloir où il y avait souvent des musiciens qui étaient là. Quand j’y suis allé, je n’avais pas de micro, pas d’ampli. C’est juste guitare voix donc c’était un peu difficile de se faire entendre. Mon premier souvenir, c’était un peu la panique. Tu joues devant des gens qui n’ont rien demandé. Je chante dans une langue qui est la leur, donc ils reçoivent et comprennent tous les mots. C’était flippant, mais au final j’ai rencontré des gens à qui ça plaisait et j’arrivais à me faire un peu de sous.

Soyons désinvoltes: Ensuite, c’est le moment de rentrer ?
Hugo Barriol: En fait, arrive le moment de se demander si je continue de voyager ou si je rentre. J’ai vraiment aimé voyager, mais j’ai eu envie de rentrer pour me concentrer sur la musique. Je savais qu’il y avait des auditions pour le métro, je me suis dit que j’allais faire ça, de rencontrer des gens en jouant et d’enregistrer de la musique. Je voulais vraiment faire bouger les choses.

Soyons désinvoltes: Donc tu rentres, et tu passes les auditions pour jouer dans le métro. Qu’est ce qu’il se passe ensuite ?
Hugo Barriol: Je passe l’audition, je suis pris et on me donne un badge. C’est à cette période qu’ont lieu les attentats chez Charlie, donc interdiction de jouer dans le métro pendant un moment ce qui repousse un peu le truc. La première fois que je vais jouer, je crois que je vais à République. Je suis avec mon ampli, mon pied de micro, ma guitare, J’essaie de m’installer sans gêner personne, et un employé de la RATP me demande ce que je fais, me dis qu’ici c’est interdit et qu’il y a un endroit spécial où se mettre pour jouer. Je vais là où il me dit, et il y avait déjà des gens, donc je n’ai pas pu jouer. Je suis parti et j’ai appelé le contact que j’avais depuis l’audition qui m’a dit qu’il n’y a pas de spot, et qu’on peut se mettre où on veut. L’employé de la RATP n’était pas au courant. Comme j’avais dû reprendre un travail en rentrant en France, je suis retourné dans la restauration en tant que serveur dans un bar près du métro Bonne Nouvelle. Avant d’aller bosser à 17h, j’allais là-bas pour jouer 2h-2h30 avant. C’est là-bas que j’ai rencontré mon premier producteur avec qui j’ai enregistré l’EP.

Soyons désinvoltes: Tu avais déjà les titres de l’EP ?
Hugo Barriol: Sur l’EP, il y a deux titres « the wall » et « time » que j’avais écrit avant d’aller en Australie et dont j’avais déjà fait des démos avec Diego, un titre écrit en Australie, et deux en rentrant à Paris. J’étais prêt à enregistrer. On s’est rencontré fin janvier, et on a enregistré en juillet. Après on a fait des arrangements avec quelqu’un d’autre, mais on a pris 6 mois de retard parce qu’il était très pris. Les gens des labels à qui mon producteur a fait écouter les mixes n’étaient pas particulièrement intéressés.

Soyons désinvoltes: Tu as eu des bonnes surprises dans le métro ?
Hugo Barriol: Bien sûr ! Déjà le premier jour il y a le producteur qui passe et qui me donne sa carte. Et tous les gens qui passent, découvrent, like ma page puis viennent au concert. Toutes les personnes que j’ai rencontrées, tous les contacts que je me suis faits, et le nombre de gens avec qui j’ai partagé ma musique grâce au métro, c’est positif !

Soyons désinvoltes: Même si les gens ne sont pas là et sont souvent pressés, tu as senti que ça en intéressait quand même vraiment certains ?
Hugo Barriol: Oui, certains s’arrêtent et écoutent vraiment. Je ne fais pas du tout de reprise quand je joue dans le métro, donc les gens peuvent être moins attentionnés ou moins s’arrêter quand ils ne connaissent pas les chansons. J’avais envie de faire découvrir ma musique, et que si on vient me voir, c’est parce qu’on aime ma musique. Je suis très mauvais pour me vendre. J’ai dit non à des émissions télé. Je n’aurais pas été bon pour gérer la pression. Et le fait de n’avoir jamais fait de cover, je sais chanter mes chansons, mais faire une reprise, c’est moins facile pour moi.

Soyons désinvoltes: Donc tu as eu des propositions pour participer à des émissions tv.
Hugo Barriol: Oui, des personnes qui m’ont vu dans le métro ou à qui des personnes qui m’ont vu dans le métro ont parlé de moi.

Soyons désinvoltes: Ça ne t’as jamais attiré ces émissions ?
Hugo Barriol: Avant, quand j’avais 16ans et que je commençais à voir Julien Doré la télé, je trouvais ça incroyable de voir ce qu’il a amené et ça me touchait. À ce moment-là je trouvais ça cool. Mais depuis, j’ai eu le temps de me faire musicalement, de savoir ce dont j’ai envie et où je suis bon et moins bon. Donc quand on me l’a proposé, je savais que ça ne correspondait pas du tout à ce que je fais aujourd’hui. On m’a dit que si je participais à une émission, après je remplirais des salles de concerts, etc. Mais j’avais beaucoup trop peur qu’on me fasse faire des choses que je ne sente pas du tout. Si tu ne fais pas quelque chose que tu aime, tu ne peux pas le faire bien. Même pour des comédies musicales qu’on m’a proposé. Je ne peux pas. Je ne me vois pas du tout là-dedans.

Soyons désinvoltes: À cette période-là, tu joues dans le métro, mais est-ce que tu fais aussi des concerts dans les petits lieux du réseau indépendant à Paris ?
Hugo Barriol: Pas trop. J’ai fait un concert au Bus Palladium, puis un à l’International, mais je n’étais pas dans les bars toutes les semaines comme certains de mes potes le font. Comme je jouais dans le métro tous les jours, quand je faisais un concert j’avais envie de jouer mes titres et donc d’espacer les concerts pour que les gens qui sont venus me voir aient envie de revenir, ce qui ne serait pas forcément le cas si j’en faisais toutes les 3 semaines, et aussi parce que je faisais en sorte de jouer avec mes musiciens comme je suis tout le temps tout seul dans le métro.

Soyons désinvoltes: Tu avais déjà un raisonnement très pro et à savoir vraiment de quelle façon tu voulais faire les choses.
Hugo Barriol: Oui. Je me suis dit que c’est comme ça que ça marche. Je ne sais pas si j’ai eu raison de faire ça ou si j’aurais dû aller beaucoup plus dans des endroits où les gens sont là pour écouter de la musique. J’aurais peut-être rencontré d’autres gens. Je ne sais pas.

Soyons désinvoltes: Au bout de combien de temps est ce que tu as rencontré la responsable de Naïve ?
Hugo Barriol: C’était à peu près deux ans après avoir passé les auditions.

Soyons désinvoltes: Pendant tout ce temps, tu t’es imposé un rythme quotidien pour jouer dans le métro ?
Hugo Barriol: Quand je travaillais dans le restaurant, juste en face il y avait l’appartement de Benjamin Clémentine. Il avait son piano à la fenêtre, et quand je bossais, je le voyais tout le temps sur son piano. Je me disais que je passais beaucoup trop de temps au restaurant, et que je devrais faire comme lui, passer beaucoup plus de temps à faire de la musique pour essayer de devenir meilleur et qu’à un moment ça fasse la différence avec d’autres artistes. C’est en le voyant comme ça que j’ai décidé d’arrêter ce boulot. À ce moment-là, le métro, c’est devenu mon métier. Il fallait que j’y aille pour gagner ma vie mais aussi pour essayer de faire des rencontres qui pourraient faire la différence. Le producteur avec qui j’ai bossé avait son studio, il faisait déjà beaucoup de choses et n’était pas avec moi à 100 %. C’était quand il avait le temps, et donc ça a pris 1 an et demi. Après j’en rencontré Marie, mais Naïve avait des difficultés. On a attendu, il s’est passé presque 10 mois entre le moment où on s’est rencontré et le moment où on a signé après qu’ils aient été rachetés par Belive. Même en ayant signé fin février, je n’ai arrêté le métro qu’en novembre parce que je n’avais toujours pas de revenu.

Soyons désinvoltes: Quand tu as signé, tout était prêt à enregistrer ?
Hugo Barriol: Je pensais que tout était prêt, mais j’ai continué à écrire, donc d’autres morceaux sont venus et j’ai eu des indications du directeur artistique de mon label pour me donner des directions pour avoir un album le plus complet possible. Donc j’ai commencé à vraiment me poser pour travailler et creuser plus. Ça a été super, j’ai plein de nouveaux morceaux qui sont sortis de ça, et ça m’a aidé à trouver un équilibre dans tous les morceaux plus calme et mélancolique et d’autres où je garde dans les textes quelque chose de profond mais avec quelque chose d’un peu plus rythmé. D’amener un peu plus d’énergie.

Soyons désinvoltes: Au final, l’EP est comme tu le voulais ?
Hugo Barriol: Je me dis que ça va. C’était la première fois que je rentrais dans un vrai studio et que je pouvais avoir une vraie qualité de son. Du coup, je n’ai pas trop réfléchi à comment je voulais le son. Je me disais juste que c’était super pro et bien. Maintenant, je sais que pour l’album j’avais envie d’un son en particulier. Que j’avais envie de choses précises. Le fait que cet EP est mit beaucoup de temps à se faire, fait que quand il est sorti, j’étais moins à fond sur ces morceaux qu’avant Comme beaucoup de monde je pense, quand tu fais quelque chose tu es content de ce que tu fais, et quand le temps passe tu t’en lasse un petit peu. Je suis content de cet EP. Il y a ce que je voulais dedans, avec ce que je connaissais et ce que j’étais à ce moment-là.

Soyons désinvoltes: Tu as commencé à enregistrer ton nouvel album il y a quelques jours. Avec qui est ce que tu travailles dessus ?
Hugo Barriol: On a été cherché un producteur anglais qui a travaillé avec des groupes que j’aime profondément et qui m’inspirent. Il a un talent assez dingue. Je savais ce que je voulais comme musique, et je savais que si je pouvais aller faire ma musique avec lui, je pourrais être très fier du résultat. On l’a contacté, et il a répondu qu’il trouvait ça bien. On s’est rencontré à Paris, puis j’ai été dans son studio à Londres pour faire des essais avec les musiciens. Ce sont des musiciens qui jouent dans des groupes que j’adore, donc j’étais comme un fou de jouer avec eux. Ça c’est très bien passé. Après on a calé des dates et j’y suis allé début janvier pour faire de la pré-prod, et là on vient de faire 3 semaines d’enregistrements. Là j’ai aussi emmené mon ami Diego qui fait de la guitare électrique, avec moi. Il y a de la batterie, de la basse, de la contrebasse, de la guitare électrique, de la guitare acoustique et des cuivres. On a travaillé sur 14 titres, mais il en restera moins. Au minimum 10, j’aimerais bien 12, mais on verra.

Soyons désinvoltes: Quelle évolution est-ce qu’il y a eu entre l’EP et l’album ?
Hugo Barriol: En fait, les morceaux qui vont sortir vont être vraiment en accord avec moi maintenant. Il y a eu toutes ces années de métro, il y a eu des trouvailles, des évolutions dans les morceaux, dans les textes, sur ce que j’ai envie de partager, sur ce que j’ai envie de plus, ma vie personnelle que j’ai mis dans les chansons. Je pense que j’ai avancé, et que c’est mieux. Les nouveaux morceaux, je suis prêt à les défendre à 100 %.

Soyons désinvoltes: Qu’est ce qui te donne envie d’écrire, qui t’inspire ?
Hugo Barriol: C’est la vie en général. Ce qui m’arrive, comment je ressens les choses. J’écris des choses dont je n’aurais pas le courage de parler dans la vie de tous les jours. C’est une façon de me faire du bien, de faire sortir de choses qui me font du bien ou qui ont pu me blesser. Par exemple, en rentrant de Londres, je sors du train et je me rappelle des 3 semaines de créations et de rencontres qui sont passées. Ça m’a inspiré en me disant « On a peut-être de fait quelque chose qui va changer complètement ma vie. Ce sont ces petites pensées et ces petits instants de vie que j’essaie de mettre dans mes chansons.

Soyons désinvoltes: Pour l’instant, tu tournes dans quelle formation sur scène ?
Hugo Barriol: Quand je fais des 1ère partie, je suis en solo. Mais il y a des festivals comme à St Brieuc où je vais être en groupe, il y a un autre festival où je serai en solo. Je vais aussi certainement aussi aller jouer en Grèce en groupe. J’aimerais pouvoir avoir au moins un musicien tout le temps.

Soyons désinvoltes: Tu as une idée de quand sortira l’album ?
Hugo Barriol: Je ne sais pas encore exactement quand, mais cette année après l’été. Il n’ait pas fini, il faut mixer et masteriser. Peut-être essayer de sortir un morceau avant l’été, pour donner un peu de sang neuf. Je sais que ça va prendre du temps, mais j’ai envie de sortir des trucs.

Soyons désinvoltes: Comment tu imagines la suite, dans l’idéal ?
Hugo Barriol: Franchement, je ne me projette jamais trop. Mais le rêve, c’est que l’album sorte, qu’il plaise, et que j’aille le partager avec le plus de gens possible, dans le plus de pays possible.

Soyons désinvoltes: Avant d’avoir ton entourage professionnel actuel, tu as été indépendant pendant des années. Comment vois-tu la place de l’artiste indépendant dans le milieu musical actuel ?
Hugo Barriol: Je n’ai pas de réponses. Je me pose des questions. Comment faire pour exister quand j’entends tout ce qui passe à la radio, et dont je ne suis pas du tout client ? Est-ce qu’il y a la place pour de la musique comme la mienne en France ?

Soyons désinvoltes: Est-ce qu’il y a des concerts que tu a été voir qui t’ont particulièrement marqués ?
Hugo Barriol: Bizarrement je vais parler d’un artiste français. J’ai gagné des places dans un jeu concours de Virgin Radio pour aller voir un concert. Dans la liste qu’on nous proposait, celui qui me tentait le mieux, c’était M. Donc j’ai été le voir au Zénith de Paris, c’était la folie ! Ça m’a marqué. Et l’autre claque musicale que j’ai prise, mais là c’est quelqu’un qui n’est pas du tout connu, qui commence tout juste et que j’ai rencontré cet été. C’est Daniel Docherty. En live, il est incroyable. Il a de la guitare, c’est fou. Il a une loupe, des effets, des supers chansons et il chante super bien. Il a un EP qui va bientôt sortir, qu’il a enregistré avec le producteur avec qui je fais mon album. Il y a un morceau qui est sorti qui est très bien « Hold me ».

Soyons désinvoltes: Si tu devais faire un duo, ça serait avec qui ?
Hugo Barriol: Je n’en sais rien du tout… Si, ça me ferait kiffer de chanter avec Justin Vernon.

Soyons désnvoltes: Comment tu vois les prochaines semaines ? Qu’est ce qui va se passer d’ici la sortie de l’album ?
Hugo Barriol: Ça va être très long ! Il reste encore du boulot, mais dans un mois et demi ou deux mois max c’est fini. Et là, je pense qu’il va falloir que j’aille jouer. Je vais aussi utiliser ce temps-là pour continuer de bosser et d’écrire.