Pierrick Vivares alias Ȼôme a sorti son nouvel album « Point Némø » le 16 mars.  C’est un beau voyage musical qui propose de se laisser porter les mélodies et/ou de se plonger dans les mots, selon l’envie de chacun. On a profité de cette occasion pour poser quelques questions à Ȼôme sur son parcours et sur ce disque.

FilZik:  Quand est arrivée la musique dans ta vie ?
Ȼôme: Il y a très longtemps. J’ai la chance d’être né dans une famille de musiciens, donc la musique était très présente à la maison. Ma mère est chanteuse d’opéra, mon père était président de l’orchestre symphonique Lyonnais et ma sœur est chanteuse d’opéra. Donc il y a eu très vite ce virus-là. De mon côté, je suis parti dès la 6ème dans un Cham (classe horaire aménagée musique), j’avais cours le matin et je faisais tous les après-midi de la technique vocale, du piano, du théâtre, etc. J’ai fait ça pendant 4 ans, puis j’ai été dans un lycée du matin, avec beaucoup d’activités artistiques tous les après-midi. La musique a toujours été le fil conducteur de ma vie. J’ai quand même passé mon bac et ensuite j’ai fait pas mal de choses. Je savais que je voulais être dans le monde du spectacle, mais je ne savais pas du tout comment, où et pourquoi. J’ai testé un peu des choses, j’ai fait de la technique, du son, de la lumière, puis j’ai compris que je voulais être sur scène, pour chanter. Du coup j’ai pris un petit boulot et en parallèle j’ai commencé à écrire des chansons. C’était en 2008-2009. J’ai fait mes premiers concerts avec seulement 2 chansons à moi en 2010. Puis en 2011 j’ai démissionné de mon boulot, et j’ai vraiment commencé pour ne me consacrer qu’à la musique.

FilZik: Peux-tu me résumer ton parcours ?
Ȼôme: 
J’ai fait une première maquette en 2011, puis en 2012 c’est Clément Faure, le guitariste qui m’accompagne encore aujourd’hui qui m’a rejoint. On a tourné en duo pendant 2 ans un peu partout en France, et on a enregistré un disque « Transport en commun » qui est sorti en 2013, sous mon nom Pierrick Vivares. À l’époque on gérait tout nous-même, c’était de l’auto-production. Après cet album-là j’ai rencontré le 3ème musicien David Marduel, le bassiste qui m’accompagne sur scène aujourd’hui. Là on a commencé à vraiment plus se professionnaliser. On a commencé à travailler ensemble au milieu de l’année 2014, et le vrai gros du travail a débuté en janvier 2015 avec des résidences, etc. On a préparé un EP qui s’appelle « Ph[o]enix », qui est sorti en 2016. Avec cet EP on a entamé un virage musical. J’avais envie de me rapprocher un peu de la pop et de la folk. C’est à ce moment-là que j’ai rencontré Lionel de Vibration sur le Fil, avec qui on a commencé à travailler pour le booking. On a fait une saison avec lui, et pour le nouvel album « Point Némø », Vibration sur le Fil a aussi pris la production, et s’est entouré de partenaires. On a un contrat d’édition avec Studios de l’Hacienda Éditions avec qui on travaille maintenant depuis 3 ou 4 ans. Il y a aussi un distributeur, Absilone Distribution.

FilZik: Dans une famille de chanteurs et musiciens classique, comment en es-tu venu à écrire des chansons ?
Ȼôme: 
Le point de départ de l’écriture, c’est un texte que mon père avait écrit dans les années 2000, que j’ai voulu mettre en musique. C’est ce qui m’a donné envie d’écrire.

FilZik: Quels sont les artistes qui t’ont marqué, influencés ?
Ȼôme: 
Quand j’étais ado c’était Jacques Brel, Barbara, Gainsbourg. Après beaucoup de variété française, Maxime Le Forestier, Thomas Fersen. Ensuite je me suis tournée vers une scène française qu’on appelle « la nouvelle scène ». J’ai beaucoup Mathieu Boogaert par exemple. Dans les plus actuels j’écoute beaucoup Ben Mazué depuis quelques années. J’écoute aussi énormément de rap et de slam. Des gens comme Gaël Faye ou Grand Corps Malade. J’écoute beaucoup de musique, et beaucoup de choses très différentes.

FilZik: Pourquoi avoir choisi de laisser ton nom de côté et de devenir Ȼôme tandis que finalement c’est la même formation que sur le dernier EP ?
Ȼôme: 
C’était déjà pour marquer une rupture entre l’avant et maintenant. Je sentais que je me limitais. Il y a des choses que je n’osais ou ne me permettais pas en chantant sous mon propre nom. Le fait d’entrer dans un personnage, apporte un plus. La scène, c’est un endroit où on se permet de dire ou faire des choses qu’on aimerait ou qu’on ne fait pas dans la vie de tous les jours.

©Anne-Laure Etienne

FilZik: “Point Némø” est sorti le 16 mars. Comment présenterais-tu ce nouvel album ?
Ȼôme: 
C’est un album qui est doux et dynamique. On a essayé d’y mettre de la fraîcheur, de la douceur et du dynamisme, de mélanger et d’en faire la plus belle énergie possible. C’est un album qui est pop, de la chanson pop. Le “Point Némø”, c’est pour la notion d’isolement. J’aime bien cette notion de se trouver ou de se retrouver à l’intérieur de soi. C’est à mon sens le premier pas vers l’ouverture aux autres. Quand on sait qui on est ou qui on veut être, c’est beaucoup plus facile et agréable de vivre en société. L’album pose la question de la place qu’on a ou qu’on veut avoir avec soi-même et avec les autres.

FilZik: Cet album, c’est un peu un voyage dans nos pensées, un face-à-face avec nous, avec la vie, sur un air léger et optimiste.
Ȼôme: 
Le but de cet album, c’est de faire passer un bon ou excellent moment aux personnes qui vont l’écouter. Je pense qu’on peut écouter les musiques sans forcément s’attarder sur les textes. De faire le choix de juste se laisser porter par les mélodies. Ou alors de vraiment se plonger dans les textes et d’avoir soit une lecture au premier plan, soit d’aller encore derrière, d’essayer de lire entre les lignes et d’en faire sa propre interprétation.

FilZik: Il y a de nombreuses dates annoncées pour les prochaines semaines. Qu’est-ce que c’est la scène pour toi ?
Ȼôme: 
La scène c’est le pourquoi on fait ce métier-là. Bien sûr enregistrer des albums c’est très agréable, mais c’est vraiment un autre travail. La scène, c’est la récompense, c’est la cerise sur le gâteau. Je fais ce métier pour faire de la scène, pour donner, pour se faire plaisir et essayer de transmettre des émotions. C’est un endroit où tout est possible, tout est permis et rien n’est écrit. C’est cette magie-là qu’on recherche en permanence.

FilZik: Quelle serait ta définition de la musique ?
Ȼôme: 
La première chose qui me vient, c’est partage. Que ce soit sur un disque ou sur scène, on fait ça pour partager, que ce soit entre musiciens ou avec un public. La musique, elle nous suit tous dans nos parcours de vie. Elle nous accompagne, on se fait des souvenirs avec de la musique, on tombe amoureux avec de la musique, on se sépare avec de la musique, on fait des voyages avec de la musique. C’est un peu un compagnon de voyage. Ça permet de se rencontrer, soi et avec les autres.

FilZik: En parlant de partage, si tu devais partager une chanson, faire un duo, ça serait avec qui ?
Ȼôme: 
Il y en aurait beaucoup ! Les deux premiers qui me viennent j’en ai parlé tout à l’heure. Ça serait Ben Mazué et Mathieu Boogaert. J’aimerais beaucoup pouvoir partager un morceau avec eux.

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