Rencontre avec Hugo Barriol

Celui qui a commencé dans le métro parisien, était en concert au Vauban à Brest … Il nous accorde une interview en toute simplicité …

 

Peux-tu nous parler de ton histoire, ton parcours, quel chemin as-tu pris pour arriver dans notre univers musical ?

J’ai commencé la musique quand j’étais petit, mon père avait un groupe de musique et il y avait une batterie dans la cave. C’est donc le premier instrument auquel j’ai joué, c’était tout seul, juste le plaisir !

Ensuite j’ai monté un premier groupe à l’âge de 16 à 19 ans, on a composé des musiques ce qui m’a donné envie de m’y mettre et de chanter. J’ai donc appris la guitare pour pouvoir écrire des chansons…

Pendant quelques temps, j’ai beaucoup voyagé et pendant un séjour à Sydney (Australie) j’ai commencé à jouer dans le métro. En rentrant, à Paris, je me suis dis qu’il fallait que je continue à jouer dans le métro pour rencontrer des professionnels et faire découvrir ma musique à un maximum de gens…

De fil en aiguille, j’ai rencontré mon premier producteur avec qui, j’ai enregistré mon EP « On the Road« . J’ai rencontré Marie Audigier, Directrice de Naïve avec qui j’ai signé en 2017 et puis tout a suivi EP, concerts et mon premier album ….

Tu as appris à jouer de la guitare de manière totalement autodidacte ? Quel fut ton 1er morceau, ta première compo ?

Oui, en regardant des vidéos sur Internet. Mon premier morceau c’est « So long« , écrit en Angleterre lors d’un voyage pour un stage d’études, dans la vente, avec un pote.

C’était l’hiver, dans une maison, on avait rien à faire sur la côte sud ouest de l’Angleterre, il jouait de la guitare, moi j’avais envie de chanter. On a composé, c’est comme cela que j’ai commencé à écrire des chansons.

Tu chantes essentiellement en anglais: Pourquoi ?

C’est venu naturellement car j’ai toujours écouté de la musique de groupes anglais ou américains et c’est la musique qui me touche, c’est ce que j’avais envie de faire , je ne me suis donc pas posé la question. Mon père écrivait aussi en anglais, dans son groupe, le chanteur chantait en anglais. J’ai grandit avec ça, ça sonnait bien et me plaisait à l’oreille.

Pour ce qui est du français, je n’ai jamais eu envie d’écrire dans cette langue. Ce n’est pas naturel mais je m’ouvre au français, car je suis français et on vit en France. Je me rends compte aussi qu’il y a des gens qui ne n’écoutent pas ma musique car c’est en anglais. J’essaie pour toucher un maximum de gens, une amie auteure de talent m’aide dans ce sens … Je me dis que c’est bien d’essayer !

Tes influences musicales : Ton style s’apparente à celui de Ben Harper, Bon Iver, Damien Rice, Patrick Watson… Ces artistes t’inspirent et t’ont-ils donné envie de faire d’y mettre?

Oui, ils m’ont donné envie d’écrire et surtout Oasis, Jack Johnson, Ben Howard que j’ai beaucoup écouté. Et puis, il y a 10 ans, j’ai découvert Bon Iver que je me suis dit  » C’est la folie, c’est trop beau… » (rires) Même si je ne copie pas sa musique, il m’inspire tout comme les autres grands artistes que tu as nommé.

Signé chez NAÏVE pour « On the road » en 2017 … Ton univers planant nous a directement séduit… Peux-tu évoquer la création de tes 1ers titres ?

Alors, « The Wall » est le plus vieux, écrit à mes 20/21 ans dans ma chambre quand je faisais pas grand chose… « On the road » a été écrit sur la route en Australie avec mon pote en road trip…

« Hurt » et « Black and white » sont arrivés après, quand je suis rentré… C’est là que je me suis un peu plus dévoilé, ce sont des titres plus personnels plus profonds… Ils sont nés en quelques années, entre les voyages et le studio … je les ai beaucoup joué dans le métro, de longues heures !

Et la suite, c’est YELLOW, sorti le 22 février dernier… Un enregistrement à Londres, quels souvenirs, un rêve ?? … Ta carrière décolle !

Non pas un rêve de gosse car je ne m’étais pas imaginé faire cela….Les choses arrivent, je me dis ça c’est bien!  Comme quand j’ai commencé la musique, je ne visais pas quelque chose en particulier… pareil quand j’avais mon groupe de musique… Ça arrive petit à petit…

Pour mon premier album, je me suis dit qu’il fallait ue je trouve quelqu’un qui connait la musique que je fait. Le nom de Ian Grimble est revenu plusieurs fois quand je regardais les groupes qui m’inspirent comme Daughter ou Bears Den et on l’a contacté, on s’est vus et ça s’est bien passé…

Tu es bien présent sur les réseaux sociaux avec des Tutos guitare, des covers …. Tu nous montre aussi l’envers du décor…Est-ce un lien que tu aimes cultiver avec ton public ?

Quand j’ai commencé à faire de la musique, je ne faisais pas du tout de reprises. Aussi par fainéantise, je voulais juste écrire mes chansons et pas apprendre celles des autres… Je ne suis pas très bon guitariste donc je trouvais cela trop difficile pour moi (…)

Mais maintenant, avec plus d’expérience, je me dis que je peux me permettre, j’ai du plaisir à reprendre des titres que j’aime et mettre ma petite touche à moi.

Et puis ça me permet de rester assez actif après la sortie de l’album, de continuer de donner du contenu aux gens. Moi j’adore quand il y a un artiste que j’aime bien qui fait des reprises… A l’époque où Julien Doré avait fait ça, j’avais trouvé ça cool. Avec les covers, je me fais plaisir et apparemment ça fait plaisir : Jackpot (rires)

La folk par excellence : Les titres phares de Yellow :  « Million Years » , « Oh My », « Missing you », »Hold my hand » … Album sublime, immersion totale dans un ailleurs on a du mal à trouver le titre moins équilibré que les autres… Un préféré ?

Merci, c’est cool 🙂 … Quand l’album était terminé, en 2018, c’était « Oh my » et après quelques mois plus tard « Always » est arrivé …

Ton inspiration ? La vie quotidienne ? Pas mal d’intime dans tes compositions…

Oui carrément, je m’inspire de ce que je ressens … c’est pour ça qu’ il y a pas mal de mélancolie dans mes chansons. Pour l’album, je me suis inspiré d’histoires personnelles ou vécues à travers quelqu’un d’autre…. c’est quelque chose d’assez personnel !

Selon moi, ton univers invite au voyage, à l’image, aimerais-tu apparaître sur des BO de films ou de documentaires ?

Oui, j’aimerais beaucoup écrire pour l’image. C’est quelque chose qui me plairait beaucoup, je trouve que l’image et la musique liés, c’est très fort… Dans la musique, je recherche aussi à m’évader pour ressentir des choses. Le fait d’écrire, de sortir des choses me permet de me libérer toute cette mélancolie pour être très heureux dans la vie … Je suis pas du tout dépressif hein (rires) je suis plus léger en partageant mes émotions…

Un mouvement libérateur alors ?

Oui, c’est changer un sentiment plutôt négatif en le transformant dans une autre chose plus jolie, qui me plait et me fait du bien. C’est un peu ma thérapie (rires).

Ce soir on te retrouve en live, on t’a connu en solo te voilà en version groupe ?

Même si je compose seul à la guitare ou au piano (que j’essaie d’apprendre), j’ai toujours voulu être avec des musiciens tant pour l’album que pour la scène. C’est cool car ce sont mes potes, on est quatre sur scène : Antoine à la batterie, Lilian aux claviers et au Bugle (une petite trompette), Diego à la guitare électrique/basse et moi à la guitare acoustique et au ukulélé. Ce qui permet de créer différentes ambiances, d’avoir un set assez équilibré pour que des fois ça bouge un peu plus, ça fait du bien et les gens sont plus toniques !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

As-tu des fidèles spectateurs qui t’ont connu dans le métro et te revoient sur scène version « Boysband » ?

Bien sûr, il y a de tout, ces gens reviennent me voir et sont contents. Parfois, je refais des dates en solo, guitare/voix. C’est ambivalent, j’aime bien être seul mais quand je joue en solo le groupe me manque et inversement ! J’aime les deux versions 🙂

L’étranger :  Angleterre … Allemagne… Tu voyages beaucoup en Europe ??? Cela te nourrit ?

Ma musique est nourrit par tout ce que je vis donc oui. Il y a beaucoup plus de groupes que j’écoute que je retrouve en concert à Londres qu’à Paris même si c’est plus rare…

Les projets pour les prochaines semaines ?

Des concerts :  J’ai joué à Londres, je serai le 14 novembre à Bruxelles, le 29 à Faches, au Café de la Danse à Paris le 30 novembre et à Feurs le 14 décembre, à côté de Lille. Je vais enregistrer des titres en version acoustique, des covers car je vois que les gens aiment ça et leur permettre de les retrouver en bonne qualité sur les plates formes de téléchargement légal.

Exclusivité : Le titre « Million Years » en version française qui vient de sortir :

Puis quelques nouveautés au début de l’année prochaine… et quelques dates encore et encore … Invitez-moi !

Merci beaucoup, à très vite !

Merci beaucoup !

L’album YELLOW  toujours disponible  :  https://hugobarriol.lnk.to/YellowALL?fbclid=IwAR1ajuZelJGQ4jEdRWfsq3KaFhOJd8bygf0p7fK9z4Fl9Y-yl0MVWClUlfc

Plus d’infos :

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s